A sa droite
A sa droite
Une plume bleue
De l’oiseau des îles
Aérienne
De toute élégance
A sa gauche
Les ailes géantes
De l’albatros
Considérable poids
Dans la balance
De son œil naît
Astrée
Ultime fleur
Avant la déchéance
Dans le ciel
Tigre et taureau
Colombes et agneaux
Errent
Le taureau mugit
La lune s’éloigne
A jamais vierge
Dans les airs !
Maria Zaki (Inédit, 2012).
Nous voyageons ensemble
Nous voyageons
Ensemble
Mon destin et moi
Nous chantons
Toujours
A en pleurer
Parfois
Entre choix
Et obéissance
Je brouille
Les pistes de danse
Il dicte ses lois
Je me demande
Qui de nous sera
A la hauteur
De sa feuille de route !
Maria Zaki (Inédit, 2012).
Une fable dit
Une fable dit :
Quand elles ne tombent pas dans un puits
Les tortues volent avec les papillons…
Pour que nos corps s’élèvent
Dans un même songe
Il suffit qu’un ange
Devienne notre ami
Qu’il nous confie son secret
Dans cette chambre
Allumée de romance
Rien n’est plus vrai
Qu’un moment partagé
Au travers d’une fenêtre
Ouverte à moitié
Que les voyageurs du temps
Nomment Aimance
Comme eux
Nous allons aussi loin que
Nous portent nos pas
Sous l’oeil d’un rideau tiré
Pour nous rapprocher dans
Pareille immensité
Coupables et innocents
Nous rendons hommage
A la complicité qui nous unit
Nous l’inscrivons sur nos coeurs
En douceur
Sans oublier la ferveur
De notre cher ami !
Maria Zaki (Entre ombre et lumière, 2007).
Etrangère au sein du plus familier
Etrangère au sein
Du plus familier
Je voyage sur les ailes
D’une langue
Amarrée au silence
Au-delà de l’intensité
Des mots sans voix
Leur résonance en moi !
Ne dit-on pas
Que les grands voyages
Débutent par
Un premier pas ?
Je le risque
Sans regrets ni remords
Et un autre pas
Puis un autre…
Jusqu’à l’entrée
D’une terre
Passagère des corps !
Maria Zaki (Inédit, 2011).
Le corps agité de soubresauts
Image : Rayon vert

Le corps agité de soubresauts
Toute la nuit je t’écris
Flammes
Qui dansent par-ci
Ondes
Qui tremblent par-là
Toutes me franchissent
Pour aller vers toi
Nuées d’étoiles
Filant entre les jointures
Mal colmatées
De mon âme
Et je n’ose plus respirer
De peur de rompre le charme !
A l’aube
Je ferme les yeux
Et me laisse glisser
Dans le sommeil
Avec la bénédiction
De ton aimance
Qui a transformé
En velours
La dureté de mon silence !
Imperturbable
Un chat passe
Tout près de moi
J’envie sa sagesse
Et la lente mélodie
De son corps !
Maria Zaki (Sur les dunes de l’aimance, 2011).
Ne t’offre pas au tonnerre
Ne t’offre pas au tonnerre
La foudre vient
De faire un carnage
Garde en toi
La tentation du soleil
Ne porte jamais
Son deuil sur ton visage
Aucun fou
Qui cache sa vérité
Contre son cœur
N’est vraiment fou !
Maria Zaki (Inédit, 2011).
Sur la pente radieuse
Sur la pente radieuse
Entrelaçant
La descente du soleil
Il sème des graines
Sans faire de bruit
Leur donne des noms
D’anges exotiques
Pour combler
Son manque d’éternité
Entre insouciance
Et gravité
Même dans le désert
L’amour sème l’amour !
Maria Zaki (Inédit, 2011).
Comment ne pas prendre
Comment ne pas
Prendre la porte
Des hautes mers
Quand on a eu
Sept mois
Pour colmater
Son cœur
Huit couleurs
Pour en repeindre
La coque
Et des oiseaux bleus
Pour porter
L’offrande aux cieux ?
Maria Zaki (Inédit, 2011).
Depuis qu’un ange
Image : Songe d’une nuit de novembre

Depuis qu’un ange
S’est mis en tête
De m’attendre derrière
La vitre de l’absence
Je jette des cailloux
A toutes les fenêtres
C’est assez
Pour que s’ouvre
Une brèche
Dans la dispersion
Du temps rêveur
A condition
De ne pas tirer
Sur l’oiseau moqueur !
Maria Zaki (Inédit, 2011).
Pas de contrainte dans la foi !
Pas de contrainte dans la foi !
Quand l’œil intérieur
S’ouvre librement
Et que l’être célèbre
La moindre connaissance
Avec ou sans sagesse
Il tiendra ses promesses !
Quand l’œil intérieur
Contraint, se referme
Et que l’être initié
Beugle à son tour
Avec ou sans science
Il franchira tout
En aveugle !
Maria Zaki (Le velours du silence, 2010).