Archive pour décembre 2011
Etrangère au sein du plus familier
Etrangère au sein
Du plus familier
Je voyage sur les ailes
D’une langue
Amarrée au silence
Au-delà de l’intensité
Des mots sans voix
Leur résonance en moi !
Ne dit-on pas
Que les grands voyages
Débutent par
Un premier pas ?
Je le risque
Sans regrets ni remords
Et un autre pas
Puis un autre…
Jusqu’à l’entrée
D’une terre
Passagère des corps !
Maria Zaki (Inédit, 2011).
Le corps agité de soubresauts
Image : Rayon vert

Le corps agité de soubresauts
Toute la nuit je t’écris
Flammes
Qui dansent par-ci
Ondes
Qui tremblent par-là
Toutes me franchissent
Pour aller vers toi
Nuées d’étoiles
Filant entre les jointures
Mal colmatées
De mon âme
Et je n’ose plus respirer
De peur de rompre le charme !
A l’aube
Je ferme les yeux
Et me laisse glisser
Dans le sommeil
Avec la bénédiction
De ton aimance
Qui a transformé
En velours
La dureté de mon silence !
Imperturbable
Un chat passe
Tout près de moi
J’envie sa sagesse
Et la lente mélodie
De son corps !
Maria Zaki (Sur les dunes de l’aimance, 2011).