Bonjour tout le monde !
L’auteur : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=34115
Rachida Naciri, professeur de philosophie et de psychopédagogie, est une auteure dont les racines plongent à travers un fond culturel où l’on retrouve l’esprit méditerranéen. Elle a écrit une série d’articles non romanesques, ainsi qu’un livre sur la technique de l’autoscopie.
Nanna…ou les racines est son premier roman. Une seconde fiction est en cours d’élaboration.
Le roman « NANNA ou les racines » raconte un pan de la vie quotidienne d’Oujda (Maroc oriental) des années 1970.
Il traite de différents thèmes qui dépassent largement le cadre spatio-temporel précité. Ceux-ci peuvent être retrouvés, en effet, aussi bien dans le contexte marocain, maghrébin que méditerranéen. Ils se résument en:
1) une dimension psychologique : l’impact du repère ancestral pendant l’adolescence,
2) une peinture d’un environnement multiculturel à travers une cohabitation interconfessionnelle,
3) une critique du système scolaire : problèmes linguistiques, pédagogiques, politiques,

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=34115
A : Rachida NACIRI
Date : 26/06/2011 20:01:12
Titre : Nanna ou les racines
Ma chère Rachida,
J’ai lu ton ouvrage d’une seule traite, et ce dernier m’a en effet replongé dans un flot de souvenirs, qui au détour d’une phrase ou d’un chapitre m’ont rempli de sentiments mêlés tels que la joie, souvent empreinte d’une pointe de tristesse, voir de mélancolie quelquefois, tant cette époque reste chevillée en moi.
Pas un jour ne passe, sans que Oujda, a un moment ou un autre de la journée ne résonne en moi par des rappels de tous mes sens.
… Vois-tu ton ouvrage ne pouvait mieux tomber et me toucher à ce point.
Ici à Bouzigues (c’est à coté de Sète) comme j’ai un très grand terrain, j’ai reconstitué “mon Maroc ” par la nature, en effet j’ai planté : Orangers, citronniers, mandariniers, néfliers, jujubiers, arbousiers, oliviers, camphriers, figuiers, palmiers et que sais-je encore. J’ai aussi 30 m2 de nanna sans oublier la chiba que je trouve indissociable d’un bon thé que je consomme chaque jour.Comme d’autre part mon employée de maison est Marocaine (rien à voir avec Zineb) la cuisine Marocaine est là, toujours présente pour mes papilles. Aîcha est une véritable perle.
Voici mon amie ce que je tenais a te dire, et t’encourager pour l’ouvrage à venir. Merci encore.
Autour du premier roman de Mme Rachida NACIRI, Nanna ou les racines, Ed. L’Harmattan ( Lettres du monde arabe), Paris, 201
Evènement: présentation de l’ouvrage, EST; Université Caddi Ayyad, Essaouira
par Monssef Sedki Alaoui, lundi 2 janvier 2012, 23:52
Récit témoignage à caractère didactique, le premier roman de Rachida Naciri brosse en général le portrait d’une grand mère oujdia surnommée Nanna ayant vécue durant les années 70 à Taourirt dans l’Oriental au Maroc. Nadia est le personnage catalyseur du roman qui semble se confondre avec le narrateur. Celle ci part au niveau de l’intrigue d’un souvenir tragique de jeunesse évoquant le décès de sa Nanna pour reconstituer avec nostalgie un vraisemblable regard autobiographique collectif sur son temps. Là où deux générations incarnées par les deux protagonistes précités se rencontrent dans une symbiose inter générationnelle qui s’érige en même temps comme modèle de dialogue possible et exemplaire entre les valeurs de la tradition et celles de la contemporanéité malgré les séquelles de l’histoire commune .
L’intérêt du roman est multiple en ce sens qu’il fait lever le voile sur la Mémoire d’un espace jusqu’à présent inexploré dans la littérature marocaine d’expression française ( écrits de femmes) en sus de transmettre plusieurs messages identitaires nécessaires à la connaissance du Maroc moderne dans l’esprit de l’interculturalité.
En trois chapitres succédant à un prologue et se terminant par un épilogue plus optimiste, « la narratrice » met en scène le cadre spatio-temporel précité ( Oujda). Un espace marocain, maghrébin et méditerranéen qui sert de prétexte à une écriture « blanche » rappelant le style camusien et sa simplicité déployée dans la description de « Tipaza » et ses ruines en Algérie (Noces). Dire qu’Albert Camus a exercé une influence notoire sur la romancière qui l’a déclaré haut et fort dans sa première présentation du roman à Carrefour des Livres à Casablanca le mercredi 12 Octobre 2011 par son ami d’enfance et ex-camarade de classe Dr. LAHLOU. (cf. à la fiche technique en annexe).
Le verbe « transmettre » devient dans l’hypothèse centrale de la problématique du roman qui équivaut « vivre » ou plutôt revivre le passé avec une nostalgie édifiante. La nécessité de partager sa mémoire à travers le roman permet en définitive à l’auteur d’intégrer la fiction grâce à une visée psychopédagogique importante et un vécu chargé de sagesse que tous les professeurs écrivains doivent au contact avec leurs étudiants (es).
Le modérateur:
Professeur DR Alaoui Monssef
Département Langue et Littérature Française
Faculté Sciences humaines, Université Hassan II, Mohammedia